<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>La t&#xea;te dans les pages</title><link>http://tetedanslespages.canalblog.com/</link><description>Mes lectures, et ce que j&apos;en retiens...</description><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 28 Dec 2009 04:12:51 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>RAISON ET SENTIMENTS (Sense and Sensibility)</title><dc:creator>angelwizzard</dc:creator><link>http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2009/05/19/13787272.html</link><category>Austen Jane</category><category>1811</category><category>Angleterre</category><category>roman</category><comments>http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2009/05/19/13787272.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tetedanslespages.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/13787272/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2009/05/19/13787272.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/43/37/327949/39680630.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; width=&quot;179&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;Raison_et_sentiments&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/43/37/327949/39680630_p.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Roman de Jane Austen (1811)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Livres de Jane Austen d&#xe9;j&#xe0; lus : &lt;a href=&quot;http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/austen_jane/index.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Orgueil et pr&#xe9;jug&#xe9;s&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (1813)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quatri&#xe8;me de couverture :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Raison et sentiments&lt;em&gt; sont jou&#xe9;s par deux soeurs, Elinor et Marianne Dashwood. Elinor repr&#xe9;sente la raison, Marianne le sentiment. La raison a raison de l&apos;imprudence du sentiment, que la trahison du beau et l&#xe2;che Willoughby, dernier s&#xe9;ducteur du XVIIIe si&#xe8;cle, rendra raisonnable &#xe0; la fin. Mais que Marianne est belle quand elle tombe dans les collines, un jour de pluie et de vent.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon avis :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas qui est la personne responsable de cette quatri&#xe8;me de couverture, mais elle m&#xe9;riterait d&apos;&#xea;tre lapid&#xe9;e d&apos;oeufs en place publique. Voici comment trahir un roman qui essaie de d&#xe9;fendre une th&#xe9;orie inverse au r&#xe9;sum&#xe9;. Car bien s&#xfb;r, Jane Austen, dans ce roman, joue sur la caricature initiale des deux soeurs : Elinor est un peu trop sage et sens&#xe9;e, Marianne un peu trop &#xe9;motive et spontan&#xe9;e. Cependant, il ne faut pas beaucoup de temps au lecteur pour se rendre compte que les deux personnages repr&#xe9;sentent le m&#xe9;lange ad&#xe9;quat pour appr&#xe9;hender l&apos;amour, le vrai, l&apos;unique. D&apos;ailleurs, ces deux soeurs peuvent &#xea;tre per&#xe7;ues comme une &#xe9;bauche du personnage d&apos;Elizabeth Bennet de &lt;em&gt;Orgueil et pr&#xe9;jug&#xe9;s&lt;/em&gt;, qui sait si bien &#xe9;voquer ses sentiments fulgurants avec un recul tout anglican.&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/16/12/327949/39682998.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; width=&quot;233&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;Jane_Austen&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/16/12/327949/39682998_p.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;em&gt;Raison et sentiments&lt;/em&gt;, Jane Austen raconte donc les d&#xe9;boires des soeurs Dashwood avec leurs amants (au sens obsol&#xe8;te du terme) respectifs. Alors que Elinor s&apos;engage dans une relation si non platonique, du moins &amp;quot;intellectuelle&amp;quot; avec Edward Ferrars, Marianne s&apos;amourache fougueusement du jeune Willoughby, charmeur inv&#xe9;t&#xe9;r&#xe9; vivant chez sa tante. Et autant dire qu&apos;&#xe0; l&apos;&#xe9;poque, ce n&apos;&#xe9;tait pas facile de se trouver un jules. Alors que Ferrars ne veut apparemment pas s&apos;engager pour des raisons myst&#xe9;rieuses, si tant est qu&apos;il soit vraiment amoureux d&apos;Elinor, ce dont elle doute au vu de son manque d&apos;expression sentimentale, Willoughby, lui, ne semble pas vraiment le gendre id&#xe9;al, profitant de la na&#xef;vet&#xe9; de Marianne pour lui promettre monts et merveilles. Et comme habituellement chez Jane Austen, tout le monde va mettre son grain de sel dans ces relations.&lt;br /&gt;J&apos;ai d&#xe9;j&#xe0; &#xe9;voqu&#xe9; le style incroyable et inimitable de cet &#xe9;crivain majeur dans mon billet sur &lt;a href=&quot;http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/austen_jane/index.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Orgueil et pr&#xe9;jug&#xe9;s&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, je n&apos;y reviendrai pas, l&apos;&#xe9;merveillement et le plaisir &#xe9;tant intacts. La diff&#xe9;rence notoire entre ce roman et son successeur, c&apos;est l&apos;aspect urbain de &lt;em&gt;Raison et sentiments&lt;/em&gt;. Alors que &lt;em&gt;Orgueil et pr&#xe9;jug&#xe9;s&lt;/em&gt; se passe exclusivement dans la campagne anglaise, cette oeuvre voit son action se d&#xe9;rouler en grande partie &#xe0; Londres, milieu grouillant de vie et soumis &#xe0; un rythme effr&#xe9;n&#xe9;. Austen en profite pour nous peindre une galerie de portraits dont elle seule a le secret, les bassesses de l&apos;&#xea;tre humain &#xe9;tant mis en exergue pour mieux d&#xe9;noncer un monde empreint de cynisme et d&apos;absurdit&#xe9;. C&apos;est un tourbillon de bals et de rencontres suffocant qui attendent les soeurs Dashwood, comme pour rappeler le tourbillon dans lequel elles se sont engag&#xe9;es en tombant amoureuses. L&apos;introduction de nombreux personnages secondaires peut d&apos;ailleurs devenir une g&#xea;ne au bout d&apos;un moment pour le lecteur (en l&apos;occurence, moi), arrivant &#xe0; confondre les amis, les voisins, les notables... Mais l&apos;auteure ne perd jamais le fil de son histoire et le d&#xe9;nouement, qui voit le retour &#xe0; la campagne tant aim&#xe9;e, ravira les plus romantiques comme les plus sceptiques, Jane Austen ayant toujours le talent de ne jamais tomber dans la mi&#xe8;vrerie. Vivement qu&apos;on se revoit, elle et moi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roman lu dans le cadre de la &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/37/56/327949/39682642.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;31&quot; width=&quot;88&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;Fashion_Klassik_List&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/37/56/327949/39682642_p.gif&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Premi&#xe8;res lignes :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La famille Dashwood habitait depuis longtemps dans le Sussex. Elle jouissait d&apos;une large aisance et avait &#xe9;tabli sa r&#xe9;sidence &#xe0; Norland Park, au centre de ses domaines o&#xf9; ses membres avaient v&#xe9;cu depuis de nombreuses g&#xe9;n&#xe9;rations et s&apos;&#xe9;taient attir&#xe9; l&apos;estime et le respect de tout le voisinage. Le dernier descendant de cette famille &#xe9;tait un c&#xe9;libataire, tr&#xe8;s avanc&#xe9; en &#xe2;ge. Pendant la plus grande partie de sa vie, il avait v&#xe9;cu avec sa soeur, qui gouvernait son m&#xe9;nage. Mais la mort de celle-ci, survenue dix ans avant la sienne, entra&#xee;na un grand changement dans sa maison ; pour compenser cette perte, il installa chez lui la famille de son neveu, Mr. Henry Dashwood, l&apos;h&#xe9;ritier naturel des domaines de Norland, &#xe0; qui il se proposait de les l&#xe9;guer.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 19 May 2009 16:05:00 GMT</pubDate></item><item><title>UBIQUIT&#xc9;</title><dc:creator>angelwizzard</dc:creator><link>http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2009/05/13/13721118.html</link><category>Wolniewicz Claire</category><category>2005</category><category>France</category><category>Librecourt</category><category>roman</category><comments>http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2009/05/13/13721118.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tetedanslespages.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/13721118/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2009/05/13/13721118.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/51/78/327949/39450143.gif&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; width=&quot;183&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/51/78/327949/39450143_p.gif&quot; alt=&quot;Ubiquit_&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Roman de Claire Wolniewicz (2005)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Romans de Claire Wolniewicz d&#xe9;j&#xe0; lus : &lt;em&gt;aucun&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=&quot;#ff0000&quot;&gt;&lt;strong&gt;Prix Librecourt des Lyc&#xe9;ens 2006&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quatri&#xe8;me de couverture :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Adam Vollandier a 33 ans. Comptable &#xe0; Meulan, c&apos;est un homme ordinaire, sans pr&#xe9;tention, &#xe0; l&apos;&#xe9;troit dans sa vie. Jusqu&apos;&#xe0; ce que d&apos;&#xe9;tranges co&#xef;ncidences se produisent : en quelques jours, on le confond avec un oenologue, un cavalier, un champion de tennis... Il prend alors conscience qu&apos;il peut s&apos;approprier la vie des autres, et d&#xe9;passer toutes ses limites.&lt;br /&gt;De passage &#xe0; Paris, il rencontre Rita qui le prend pour Georges Fondel, son ex-petit ami. Adam d&#xe9;cide d&apos;endosser cette identit&#xe9; et adopte la vie parisienne pour de bon. Mais il d&#xe9;couvre vite que ce Fondel est un escroc qui a disparu sans laisser de trace apr&#xe8;s avoir vol&#xe9; un tableau au mus&#xe9;e d&apos;Orsay. Pris &#xe0; son propre pi&#xe8;ge, Adam n&apos;a d&apos;autre choix que d&apos;aller jusqu&apos;au bout...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon avis :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Jamais auparavant il nous a &#xe9;t&#xe9; autant donn&#xe9; la possibilit&#xe9; de vivre une autre vie que la n&#xf4;tre. C&apos;est pourtant le fantasme de beaucoup de gens, voire de tous, au moins une fois. Que ce soit dans les jeux de r&#xf4;les, la t&#xe9;l&#xe9;-r&#xe9;alit&#xe9;, les jeux vid&#xe9;os, l&apos;homme a enfin l&apos;illusion qu&apos;il peut quitter sa vie pour celle d&apos;un autre, devenir ce qu&apos;il n&apos;ose &#xea;tre dans la r&#xe9;alit&#xe9;. C&apos;est ce th&#xe8;me r&#xe9;solument moderne que Claire Wolniewicz aborde ici.&lt;br /&gt;M&#xea;me si le postulat de d&#xe9;part para&#xee;t aberrant (du jour au lendemain, Adam est pris pour d&apos;autres personnes), il n&apos;est pas impossible. Moi-m&#xea;me je sais avoir quelques sosies qui tra&#xee;nent par-ci par-l&#xe0;, d&apos;Angers &#xe0; l&apos;Institut Fran&#xe7;ais de Recherche pour l&apos;Exploitation de la Mer (IFREMER). C&apos;est l&apos;avantage d&apos;avoir une tronche tout ce qu&apos;il y a de banal. Mais plus que la vie d&apos;un autre, la question pos&#xe9;e dans ce roman est celle-ci : Si on vous donnait la chance de changer de vie, oseriez-vous la saisir? La r&#xe9;ponse n&apos;est pas si &#xe9;vidente qu&apos;il n&apos;y para&#xee;t.&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/95/15/327949/39452124.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;228&quot; width=&quot;200&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/95/15/327949/39452124_p.jpg&quot; alt=&quot;Claire_Wolniewicz&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C&apos;est pourtant le choix qu&apos;ose faire Adam lorsqu&apos;il rencontre Rita. Rappelons que pour Claire Wolniewicz, Rita est d&apos;abord la Patronne des Causes D&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9;es, et assur&#xe9;ment, Adam en est une. Existence sans relief, sans surprise, transparente : Adam n&apos;a rien &#xe0; perdre lorsqu&apos;il s&apos;engage dans cette voie aventureuse. D&apos;ailleurs il serait int&#xe9;ressant de tenter d&apos;expliquer pourquoi chaque fois qu&apos;un personnage de fiction s&apos;ennuie dans sa vie, il est la plupart du temps comptable (banquier et assureur sont les deux professions qui suivent dans l&apos;&#xe9;chelle de chiantitude). Mais le fait que Adam ose changer radicalement de vie n&apos;est pas un fait abrupt et compl&#xe8;tement coup&#xe9; d&apos;&#xe9;v&#xe9;nements r&#xe9;els : certains faits am&#xe8;nent &#xe0; cette d&#xe9;cision : ses parents sont d&#xe9;c&#xe9;d&#xe9;s et il rencontre une fille. Soit le bouleversement total que rencontre Adam serait-il tout simplement son passage du statut d&apos;enfant &#xe0; celui d&apos;homme adulte. D&apos;ailleurs son pr&#xe9;nom en fait une figure exemplaire, une ic&#xf4;ne. Car tuer ses parents et rencontrer l&apos;amour, n&apos;est-ce pas ce qui construit l&apos;identit&#xe9; de tout &#xea;tre humain? (Rangez vos flingues, je parle de symbolique!!!).&lt;br /&gt;L&#xe0; o&#xf9; git le probl&#xe8;me, c&apos;est que Adam d&#xe9;cide d&apos;emprunter l&apos;identit&#xe9; d&apos;un autre. L&apos;&#xe9;quilibre trouv&#xe9; est alors rompu. Notre personnage pr&#xe9;f&#xe8;re c&#xe9;der au fantasme plut&#xf4;t qu&apos;&#xe0; la r&#xe9;alit&#xe9;. C&apos;est ainsi que le roman peut &#xea;tre lu comme le d&#xe9;lire schizophr&#xe8;ne d&apos;un homme qui perd les p&#xe9;dales. Dans une lecture plus lin&#xe9;aire du texte ,Wolniewicz utilise l&apos;usurpation d&apos;identit&#xe9; pour mieux &#xe9;voquer notre rapport &#xe0; soi et aux autres. Qu&apos;est-ce qui me d&#xe9;finit? Un nom, une apparence, un pass&#xe9;? ou des d&#xe9;cisions, des actes?&lt;br /&gt;Mais n&apos;allez pas bailler en confondant ce court roman avec un essai psychophilosophique. &lt;strong&gt;Ubiquit&#xe9; &lt;/strong&gt;est avant tout un livre divertissant, m&#xea;lant humour et p&#xe9;rip&#xe9;ties. La derni&#xe8;re partie flirte m&#xea;me dangereusement avec le thriller. Mais quand un roman vous donne &#xe0; r&#xe9;fl&#xe9;chir, on ne va pas rechigner!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roman lu dans le cadre du &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/34/49/327949/39452221.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;47&quot; width=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/34/49/327949/39452221_p.jpg&quot; alt=&quot;27680148_p&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Premi&#xe8;res lignes :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;On &#xe9;tait en janvier, un mois bl&#xea;me, tout froid. Adam Volladier allait avoir trente-quatre ans, le quinze mars. &#xc0; compter de son trente-troisi&#xe8;me anniversaire, il avait v&#xe9;cu chaque jour f&#xe9;brilement, attendant quelque chose, quelqu&apos;un peut-&#xea;tre ; c&apos;&#xe9;tait bien &#xe0; cet &#xe2;ge que J&#xe9;sus avait acc&#xe9;d&#xe9; au Ciel, l&apos;&#xe9;panouissement total. Mais pour lui, les cieux &#xe9;taient rest&#xe9;s ferm&#xe9;s et oppressants. Au bout de plusieurs mois, &#xe9;puis&#xe9; de tant d&apos;esp&#xe9;rance, il s&apos;&#xe9;tait retranch&#xe9; en lui-m&#xea;me, plus s&#xfb;rement qu&apos;il ne l&apos;avait jamais fait auparavant. On ne l&apos;y reprendrait plus. Il se sentait vaguement d&#xe9;&#xe7;u, un peu amer, tr&#xe8;s b&#xea;te surtout d&apos;avoir cru &#xe0; un geste du destin.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 13 May 2009 20:07:39 GMT</pubDate></item><item><title>TEMPUS FUGIT</title><dc:creator>angelwizzard</dc:creator><link>http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2009/05/03/13599546.html</link><category>2007</category><category>France</category><category>recueil</category><comments>http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2009/05/03/13599546.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tetedanslespages.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/13599546/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2009/05/03/13599546.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/29/39/327949/39019302.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;2008_10150035&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/29/39/327949/39019302_p.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Recueil de nouvelles de blogueurs (2007)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quatri&#xe8;me de couverture :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Quel lien existe-t-il entre une pipe en merisier, un amoureux d&#xe9;&#xe7;u, un r&#xea;ve d&apos;enfant, l&apos;errance volontaire, Leonard Cohen, la menace de l&apos;orage, un nid de serpents, un bouchon sur l&apos;autoroute, de la peinture dess&#xe9;ch&#xe9;e et les endives au jambon? C&apos;est le temps qui passe, d&#xe9;truit, promet, trahit et, surtout, qui influence onze &#xe9;crivains-blogueurs francophones. Parfois cyniques, toujours poignantes, leurs nouvelles inspir&#xe9;es d&apos;une s&#xe9;rie d&apos;images abstraites de la photographe makuramis nous transportent dans des vies parall&#xe8;les si diff&#xe9;rentes et pourtant si proches.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon avis :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les plus fid&#xe8;les de ce blog doivent s&apos;en souvenir. Une sorte de mal&#xe9;dicition me poursuit. D&#xe8;s que j&apos;accepte de participer &#xe0; une op&#xe9;ration, que ce soit pour Bab&#xe9;lio ou un &#xe9;diteur d&#xe9;nicheur de critiques &#xe0; l&apos;oeil, j&apos;ai le don de tomber sur le mauvais livre! Ce qui m&apos;a pouss&#xe9; &#xe0; choisir celui-ci, c&apos;est tout bonnement la curiosit&#xe9;. Voir ce que des blogueurs peuvent faire quand ils se mesurent &#xe0; la litt&#xe9;rature, celle institutionnalis&#xe9;e dans cet objet qu&apos;on appelle livre. Et comme dit le proverbe populaire, la curiosit&#xe9; est un vilain d&#xe9;faut, et &#xe7;a m&apos;apprendra!&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/13/74/327949/39021637.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;150&quot; width=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;Makuramis&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/13/74/327949/39021637_p.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le principe m&#xea;me de cette oeuvre me laisse dubitatif. &#xc0; partir d&apos;oeuvres photographiques abstraites de Makuramis (&#xe0; &#xe9;crire normalement avec une minuscule, mais je suis un rebelle!), ces internautes-&#xe9;crivains en herbe ont &#xe9;t&#xe9; invit&#xe9;s &#xe0; produire une nouvelle sur le th&#xe8;me du temps qui fuit. D&#xe9;j&#xe0; que les exercices de style me paraissent assez vains quand ils ont d&apos;autres desseins que de faire marrer le lecteur, mais alors l&#xe0;, c&apos;est la f&#xea;te du string &#xe0; paillettes. Comme th&#xe8;me, ils auraient pu r&#xe2;tisser encore plus large en &#xe9;voquant la condition humaine ou les sentiments, ils auraient pas pu mieux tomber. Parce que franchement, le temps qui passe est une notion que l&apos;on peut d&#xe9;celer dans 99% des oeuvres litt&#xe9;raires d&#xe9;j&#xe0; &#xe9;crites. Si en plus vous m&#xe9;langez &#xe7;a &#xe0; un recueil de photos de rouille et de bois us&#xe9; (j&apos;avoue avoir un go&#xfb;t plus que mod&#xe9;r&#xe9; pour l&apos;art dit &amp;quot;moderne&amp;quot; qui n&apos;engage que moi!), &#xe7;a nous donne un livre pompeux et d&apos;un int&#xe9;r&#xea;t passable. Je ne dis pas que toutes les nouvelles sont d&#xe9;sastreuses. Mais il y en a, et j&apos;estime qu&apos;il faut en parler. Disons que j&apos;ai remarqu&#xe9; dans ce recueil une nouvelle &#xe0; laquelle je n&apos;ai absolument rien compris. De quoi qu&apos;il parle? &#xe7;a reste un myst&#xe8;re. C&apos;est une suite de mots qui font peut-&#xea;tre joli sur le papier (et surtout dans sa t&#xea;te), mais soit ce blogueur et moi avons une utilisation tr&#xe8;s diff&#xe9;rente du langage, soit il nous a offert un reste de cuite carabin&#xe9;e dont les mots se seraient m&#xe9;lang&#xe9;s comme par enchantement... Il y a toujours des amateurs de ce style intello-exp&#xe9;rimental, c&apos;est pourquoi je tairai son nom. Pour les autres histoires, ce sont surtout des nouvelles sous influence qui nous sont propos&#xe9;es. Certains dans le style clich&#xe9;s (peut-on parler du temps qui passe sans &#xe9;voquer la m&#xe9;t&#xe9;o et les saisons? OUI!), d&apos;autre dans le style j&apos;ai-pas-de-style-alors-j&apos;&#xe9;cris-comme-mon-auteur-pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9;. J&apos;exag&#xe8;re s&#xfb;rement, il y a quelques nouvelles qui restent agr&#xe9;ables &#xe0; l&apos;oeil et &#xe0; l&apos;esprit. Mais la plus grande qualit&#xe9; de ce livre est qu&apos;il arrive &#xe0; faire ressentir avec force son th&#xe8;me principal. M&#xea;me si les nouvelles d&#xe9;passent rarement quatre pages, le lecteur est en connection directe avec le temps qui passe : il S&apos;ENNUIE!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Recueil lu dans le cadre du &lt;a href=&quot;http://www.babelio.fr/&quot;&gt;&lt;img height=&quot;47&quot; width=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;27680148_p&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/72/50/327949/39021261_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;, merci &#xe0; makuramis &#xe9;dition pour l&apos;envoi du livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Premi&#xe8;res lignes :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Prologue de fort bonne facture&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&apos;histoire commence par une id&#xe9;e fixe. Makuramis, photographe d&apos;art, torture la photographie jusqu&apos;&#xe0; l&apos;abstraction, dans le but de la lib&#xe9;rer de la dictature du sens. Il est temps de re-d&#xe9;couvrir la richesse des formes et des couleurs du quotidien. Elle produit des centaines de clich&#xe9;s et de nombreuses s&#xe9;ries, dont un th&#xe8;me est r&#xe9;current : l&apos;effet du temps qui s&apos;enfuit, &amp;quot;Tempus Fugit&amp;quot;.&lt;br /&gt;L&apos;absence de r&#xe9;f&#xe9;rence figurative transforme ces images en support sur lequel peut librement gambader l&apos;imaginaire, comme autant de t&#xe2;ches de Rorschach issues du r&#xe9;el. Malgr&#xe9; l&apos;absence d&apos;&#xe9;chelle, la r&#xe9;action naturelle du spectateur est de trouver de quoi il s&apos;agit. Les commentaires sont &#xe9;tonnants et bien souvent tr&#xe8;s personnels.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 03 May 2009 16:17:00 GMT</pubDate></item><item><title>Enfin!!!</title><dc:creator>angelwizzard</dc:creator><link>http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2009/05/03/13598789.html</link><comments>http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2009/05/03/13598789.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tetedanslespages.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/13598789/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2009/05/03/13598789.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/62/66/327949/39018744.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/62/66/327949/39018744_p.jpg&quot; alt=&quot;feu_d_artifice&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;H&#xe9; voil&#xe0;! J&apos;ai enfin internet &#xe0; la maison.&lt;br /&gt;Je m&apos;excuse platement de ce long d&#xe9;lai d&apos;absence, mais j&apos;ai toujours mis du temps &#xe0; m&apos;adapter aux choses, et l&#xe0; ma vie est compl&#xe8;tement diff&#xe9;rente de ce qu&apos;elle &#xe9;tait il y a encore un an. J&apos;aurais bien pu revenir plus t&#xf4;t, mais plein de choses &#xe0; faire m&apos;en ont emp&#xea;ch&#xe9;, dont la peinture de mes murs (qui finalement n&apos;a pas &#xe9;norm&#xe9;ment avanc&#xe9;), ma vie sociale d&#xe9;brid&#xe9;e, mon club de sport, mes 35h de travail, m&#xe9;nage, vaisselle, courses... toutes ces choses que je n&apos;avais pas sous ma responsabilit&#xe9; avant.&lt;br /&gt;Je tiens &#xe0; rendre hommage quand m&#xea;me &#xe0; France T&#xe9;l&#xe9;com, qui a retard&#xe9; ma connection internet d&apos;au moins un mois entier. Tant qu&apos;ils ne comprendront pas qu&apos;une personne qui bosse a &#xe9;norm&#xe9;ment de mal &#xe0; &#xea;tre chez elle &#xe0; 15h en pleine semaine... Enfin bon, je ne vais pas m&apos;&#xe9;nerver encore...&lt;br /&gt;Pas pour eux en tout cas. Par contre, en ce qui concerne mes critiques, je n&apos;ai rien perdu de mes coups de gueule et autres professions de mauvaise foi. Je ne garantis pas des critiques tr&#xe8;s d&#xe9;taill&#xe9;es, les livres les plus anciens dont je parlerai datent d&apos;il y a cinq mois d&#xe9;j&#xe0;... Et il y en a 15! Autant dire que j&apos;ai du pain sur la planche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, &#xe7;a me fait bien plaisir d&apos;&#xea;tre de retour parmi vous. Je remercie toutes les personnes qui sont pass&#xe9;es prendre de mes nouvelles et celles qui sont venues de temps en temps guetter le loup dans sa tani&#xe8;re. Ca m&apos;a beaucoup touch&#xe9;.&lt;br /&gt;Mais tr&#xea;ve de blabla! Et place au carnage! :-)&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 03 May 2009 15:18:06 GMT</pubDate></item><item><title>En passant par l&#xe0;...</title><dc:creator>angelwizzard</dc:creator><link>http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2009/02/27/12735170.html</link><comments>http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2009/02/27/12735170.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tetedanslespages.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/12735170/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2009/02/27/12735170.html</guid><description>&lt;p&gt;Juste un petit coucou pour les gens qui ne m&apos;oublient pas. Ca me touche &#xe9;norm&#xe9;ment. Vous me manquez! D&#xe8;s que j&apos;ai plus de temps, je r&#xe9;pondrai &#xe0; chacun de vous, mes fid&#xe8;les comme les petits nouveaux. Connexion personnelle &#xe0; internet imminente. &#xc0; peu pr&#xe8;s 15 000 livres &#xe0; critiquer en retard. On va bien rigoler...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xc0; tr&#xe8;s, tr&#xe8;s bient&#xf4;t!&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 27 Feb 2009 12:51:48 GMT</pubDate></item><item><title>BIG FISH (Big Fish)</title><dc:creator>angelwizzard</dc:creator><link>http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2008/11/24/11493557.html</link><category>Wallace Daniel</category><category>1998</category><category>Etats-Unis</category><category>roman</category><comments>http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2008/11/24/11493557.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tetedanslespages.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11493557/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2008/11/24/11493557.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/37/63/327949/32859664.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;200&quot; width=&quot;131&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/37/63/327949/32859664_p.jpg&quot; alt=&quot;Big_Fish&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Roman de Daniel Wallace (1998)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Livres de Daniel Wallace d&#xe9;j&#xe0; lus : &lt;em&gt;aucun&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quatri&#xe8;me de couverture :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;He could outrun anybody, and he never missed a day of school. Animals loved him. People loved him. Women loved him (and he loved them back). And he knew more jokes than any man alive.&lt;br /&gt;Now, as he lies dying, Edward Bloom can&apos;t seem to stop telling jokes - or the tall tales that have made him, in his son&apos;s eyes, an extraordinary man.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon avis :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelque chose de bien frustrant avec les blogs litt&#xe9;raires. Autant il nous est donn&#xe9; la chance de pouvoir communiquer et partager avec n&apos;importe qui en France (et m&#xea;me dans le monde) sur notre passion commune, autant lorsqu&apos;il s&apos;agit d&apos;assister &#xe0; une rencontre en chair et en livres, je me sens bien isol&#xe9; dans mon Finist&#xe8;re sombre et humide du mois de novembre. Alors c&apos;est avec enthousiasme (et une once de culot, il faut bien le dire) que je me suis &amp;quot;incrust&#xe9;&amp;quot; dans la nouvelle th&#xe9;matique du &lt;strong&gt;Club Lire et D&#xe9;lires&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;le retour aux sources&lt;/em&gt;. Une id&#xe9;e qui m&apos;a paru tr&#xe8;s int&#xe9;ressante, et qui me permettait de lire (enfin!) un roman qui tr&#xf4;ne sur mes &#xe9;tag&#xe8;res depuis un moment et qui correspondait parfaitement &#xe0; cette ligne directrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Retour aux sources&lt;/em&gt; : C&apos;est tout d&apos;abord revenir sur le roman qui a inspir&#xe9; un de mes films pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9;s. Effectivement, lorsque le film est sorti d&#xe9;but 2004 en France, j&apos;ai mis trois jours &#xe0; m&apos;en remettre, vivant dans une bulle onirique remplie de jonquilles. Ce film arrivait &#xe9;galement pile poil lorsque je travaillais sur mon m&#xe9;moire de Ma&#xee;trise dont le sujet &#xe9;tait l&apos;&#xe9;volution du personnage burtonien &#xe0; travers son oeuvre. Autant dire qu&apos;il pointait son nez un peu tard pour pouvoir &#xea;tre int&#xe9;gr&#xe9; &#xe0; mon &#xe9;tude, et pourtant il en aurait &#xe9;t&#xe9; une des &#xe9;tapes les plus importantes.&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/21/27/327949/32862251.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; width=&quot;234&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/21/27/327949/32862251_p.jpg&quot; alt=&quot;Wallace_Daniel&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je n&apos;ai donc pu lire ce livre que par rapport au film, tellement j&apos;en suis encore impr&#xe9;gn&#xe9;. Et le verdict est sans conteste : Burton gagne haut la main. J&apos;avais du mal &#xe0; penser qu&apos;un auteur avait la m&#xea;me force cr&#xe9;atrice et visuelle que Tim Burton, et effectivement, le r&#xe9;alisateur chouchou de notre &#xe9;poque reste le ma&#xee;tre incontest&#xe9; de l&apos;imagination d&#xe9;brid&#xe9;e. &#xc0; c&#xf4;t&#xe9; de son film, le roman de Daniel Wallace para&#xee;t bien fade. La contruction de l&apos;histoire &#xe9;tait pourtant int&#xe9;ressante. Racont&#xe9;e sous forme de petits contes, William Bloom retrace la vie de son p&#xe8;re alors que celui-ci est sur son lit de mort. Seulement les sayn&#xe8;tes &#xe9;voqu&#xe9;es prennent l&apos;allure d&apos;&#xe9;bauches lorsqu&apos;on a vu ce que Burton en a fait. Il y est souvent question d&apos;un &#xe9;v&#xe9;nement extraordinaire racont&#xe9; comme un fait normal, sobri&#xe9;t&#xe9; d&#xe9;stabilisante apr&#xe8;s le d&#xe9;lire visuel du r&#xe9;alisateur. Et la panoplie de personnages compl&#xe8;tement fantasmagoriques du film s&apos;av&#xe8;rent &#xea;tre des gens tout &#xe0; fait normaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Retour aux sources&lt;/em&gt; : Mais l&apos;histoire reste tout &#xe0; fait int&#xe9;ressante. Alors que son p&#xe8;re meurt, William lui reproche de n&apos;avoir jamais parl&#xe9; s&#xe9;rieusement avec lui. Toute communication se faisait sous forme d&apos;histoire, de blague, de fiction. Et m&#xea;me dans ses derniers jours, Edward Bloom refuse d&apos;ouvrir son coeur &#xe0; son fils unique. Cependant, en retra&#xe7;ant le mythe qu&apos;est devenu son p&#xe8;re, Ed revient &#xe0; l&apos;origine de son caract&#xe8;re, et de la l&#xe9;gende qui s&apos;est cr&#xe9;&#xe9;e autour de lui. Et quand un homme cherche &#xe0; comprendre son p&#xe8;re, c&apos;est &#xe9;galement pour comprendre d&apos;o&#xf9; il vient lui-m&#xea;me. Il est d&apos;ailleurs int&#xe9;ressant de noter que Tim Burton s&apos;est empar&#xe9; de ce projet (entre les mains de Spielberg au d&#xe9;part) lorsque son propre p&#xe8;re est d&#xe9;c&#xe9;d&#xe9; et qu&apos;il &#xe9;tait &#xe0; quelques mois de devenir papa &#xe0; son tour. Parce que &lt;strong&gt;Big Fish &lt;/strong&gt;reprend la tradition de ces contes oraux que l&apos;on se raconte de p&#xe8;re en fils, et qui jalonne l&apos;histoire des Etats-Unis. On peut d&apos;ailleurs voir dans le personnage d&apos;Ed Bloom une Am&#xe9;rique encore tr&#xe8;s jeune &#xe0; la recherche de sa propre culture et de sa propre mythologie (bloom = &#xe9;panouissement). Le roman de Daniel Wallace reprend d&apos;ailleurs des &#xe9;l&#xe9;ments de &lt;strong&gt;L&apos;Odyss&#xe9;e&lt;/strong&gt; d&apos;Hom&#xe8;re et de contes populaires am&#xe9;ricains. William, comme son pays, est &#xe0; la recherche de figures h&#xe9;ro&#xef;ques (ici son p&#xe8;re) pour mieux se construire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Retour aux sources&lt;/em&gt; : &lt;strong&gt;Big Fish&lt;/strong&gt; a &#xe9;t&#xe9; pour moi l&apos;occasion de relire en anglais. Cela faisait des ann&#xe9;es que &#xe7;a ne m&apos;&#xe9;tait pas arriv&#xe9; (hormis les Harry Potter), et pourtant la logique voudrait que je le fasse syst&#xe9;matiquement, &#xe9;tant donn&#xe9; mon Niveau Ma&#xee;trise LLCE Anglais (j&apos;adore les titres pompeux!). J&apos;ai retrouv&#xe9; les plaisirs de la lecture en version originale, plus lente forc&#xe9;ment que dans la langue maternelle, mais parsem&#xe9;e de r&#xe9;flexions sur &amp;quot;Comment j&apos;aurais traduit &#xe7;a?&amp;quot; et &amp;quot;G&#xe9;niale cette image!&amp;quot;. Ce fut un peu un voyage dans mes ann&#xe9;es estudiantines, insouciantes et riches de nouvelles exp&#xe9;riences. Parce que le pouvoir de la lecture est aussi l&#xe0; : nous ramener &#xe0; un autre soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roman lu dans le cadre du &lt;em&gt;Retour aux sources&lt;/em&gt; du club &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/99/00/327949/32861426.png&quot;&gt;&lt;img height=&quot;31&quot; width=&quot;88&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/99/00/327949/32861426_p.png&quot; alt=&quot;Lire_et_D_lires&quot; /&gt;&lt;/a&gt; auquel ont particip&#xe9; &lt;a href=&quot;http://flocel.over-blog.com/article-24662377-6.html&quot;&gt;ALaure&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://chez-anjelica.over-blog.com/article-24643349.html&quot;&gt;Anjelica&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/archive/2008/11/17/fahrenheit-451-%E2%80%93-ray-bradbury-1953.html&quot;&gt;BlueGrey&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://ya-dla-joie.over-blog.com/article-24802733.html&quot;&gt;Choupynette&lt;/a&gt;, EtoileDesNeiges, &lt;a href=&quot;http://cuistre.canalblog.com/archives/2008/11/15/11347324.html&quot;&gt;Erz&#xe9;beth&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://lireouimaisquoi.over-blog.com/article-24884522.html&quot;&gt;Yueyin&lt;/a&gt;. Une bise &#xe0; chacune!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Premi&#xe8;res lignes :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;On one of our last car trips, near the end of my father&apos;s life as a man, we stopped by a river, and we took a walk to its bank, where we sat in the shade of an old oak tree.&lt;br /&gt;After a couple of minutes my father took off his shoes and his socks and placed his feet in the clear-running water, and he looked at them there. Then he closed his eyes and smiled. I hadn&apos;t seen him smile like that in a while.&lt;br /&gt;Suddenly he took a deep breath and said, &amp;quot;This reminds me.&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 24 Nov 2008 11:38:29 GMT</pubDate></item><item><title>To be continued...</title><dc:creator>angelwizzard</dc:creator><link>http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2008/11/18/11416687.html</link><comments>http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2008/11/18/11416687.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tetedanslespages.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11416687/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2008/11/18/11416687.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce blog se met en mode - pause - le temps de d&#xe9;m&#xe9;nager et d&apos;acqu&#xe9;rir &#xe0; nouveau internet. &#xc0; bient&#xf4;t les loulous!&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 18 Nov 2008 15:49:22 GMT</pubDate></item><item><title>M&#xc9;TAPHYSIQUE DES TUBES</title><dc:creator>angelwizzard</dc:creator><link>http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2008/11/10/11307572.html</link><category>Nothomb Am&#xe9;lie</category><category>2000</category><category>Belgique</category><category>roman</category><comments>http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2008/11/10/11307572.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tetedanslespages.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11307572/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2008/11/10/11307572.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/28/60/327949/32317342.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; width=&quot;185&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/28/60/327949/32317342_p.jpg&quot; alt=&quot;M_taphysique_des_tubes&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Roman d&apos;Am&#xe9;lie Nothomb (2000)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Livres d&apos;Am&#xe9;lie Nothomb d&#xe9;j&#xe0; lus : &lt;em&gt;aucun&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quatri&#xe8;me de couverture :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Parce qu’elle ne bouge pas et ne pleure pas, se bornant &#xe0; quelques
fonctions essentielles – d&#xe9;glutition, digestion, excr&#xe9;tion –, ses
parents l’ont surnomm&#xe9;e la Plante. L’int&#xe9;ress&#xe9;e se consid&#xe8;re plut&#xf4;t, &#xe0;
ce stade, comme un tube. Mais ce tube, c’est Dieu.&lt;br /&gt;Le lecteur comprendra vite pourquoi, et apprendra aussi que la vie de Dieu n’est pas &#xe9;ternelle, m&#xea;me au pays du Soleil levant...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon avis :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ne vous fiez pas aux apparences, je ne suis pas en train d&apos;entamer un cycle de litt&#xe9;rature belge. Ce billet sur Am&#xe9;lie Nothomb suivant celui sur Beno&#xee;t Peeters n&apos;est que le fruit du hasard.&lt;br /&gt;Donc Am&#xe9;lie Nothomb : s&apos;il y a bien un &#xe9;crivain sur lequel j&apos;avais des &lt;em&gt;a priori,&lt;/em&gt; c&apos;&#xe9;tait bien elle. Personnage m&#xe9;diatique haut en couleur, la seule r&#xe9;flexion qui me venait &#xe0; l&apos;esprit quand je la voyais appara&#xee;tre sur le petit &#xe9;cran &#xe9;tait : &amp;quot;Mais elle est compl&#xe8;tement barge!&amp;quot;. Incapable de vous dire si elle &#xe9;tait int&#xe9;ressante ou intelligente, tellement son look, ses chapeaux, sa voix, sa gestuelle, ses go&#xfb;ts me laissaient... dubitatif! MAIS, je n&apos;aime pas rester sur un &lt;em&gt;a priori&lt;/em&gt;. C&apos;est donc avec plaisir (enfin, un peu plus de curiosit&#xe9; que de plaisir, je dois l&apos;admettre) que j&apos;ai accept&#xe9; qu&apos;une amie me&amp;nbsp; pr&#xea;te &lt;strong&gt;M&#xe9;taphysique des tubes&lt;/strong&gt;. Pourtant, j&apos;ai un roman d&apos;Am&#xe9;lie Nothomb qui m&apos;attend sur mes &#xe9;tag&#xe8;res depuis un bon bout de temps (&lt;strong&gt;Mercure&lt;/strong&gt;), mais je savais que la perspective d&apos;avoir &#xe0; rendre ce livre assez vite me mettrait un coup de pied au cul pour le lire le plus t&#xf4;t possible.&lt;br /&gt;Comme je vous le disais, pour moi Am&#xe9;lie Nothomb &#xe9;tait d&apos;abord une folle, aux n&#xe9;vroses &#xe9;gocentr&#xe9;es particuli&#xe8;rement d&#xe9;velopp&#xe9;es. Or, en attaquant ce roman, d&#xe8;s le premier chapitre, je lis que l&apos;auteure parle d&apos;elle en se comparant &#xe0; Dieu... rien que &#xe7;a! C&apos;&#xe9;tait pas gagn&#xe9;. Or, comme je le disais en d&#xe9;butant ce billet : &amp;quot;Ne vous fiez pas au&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/39/38/327949/32319384.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; width=&quot;200&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/39/38/327949/32319384_p.jpg&quot; alt=&quot;Nothomb_Am_lie&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;x apparences!&amp;quot;. Si les premi&#xe8;res lignes peuvent para&#xee;tres incongrues, les m&#xe9;taphores trouvent leur coh&#xe9;rence et leur valeur dans l&apos;ensemble du roman. Am&#xe9;lie nous parle de ses trois premi&#xe8;res ann&#xe9;es au Japon, o&#xf9; son p&#xe8;re &#xe9;tait consul pour la Belgique. Et sa comparaison de l&apos;enfant &#xe0; Dieu est vraiment pertinente. Premi&#xe8;rement parce que Nothomb est n&#xe9;e &#xe0; une &#xe9;poque o&#xf9; l&apos;on commen&#xe7;ait &#xe0; reconsid&#xe9;rer le r&#xf4;le de l&apos;enfant, qui est devenu le centre de la famille &#xe0; la place du couple de parents. L&apos;&#xe9;crivain d&#xe9;montre avec subtilit&#xe9; comment un enfant prend le pouvoir face &#xe0; des adultes qui sont en adoration devant elle, situation d&apos;autant plus am&#xe8;re quand on sait les erreurs et les d&#xe9;rives que les nouvelles &#xe9;ducations ont engendr&#xe9;es (notamment son comportement &#xe0; la limite de la tyrannie envers sa gouvernante Nishio-san). Mais &#xe9;galement parce que l&apos;enfant est r&#xe9;ellement consid&#xe9;r&#xe9; comme un petit Dieu avant ses quatre ans dans la tradition japonaise. D&apos;ailleurs &lt;strong&gt;M&#xe9;taphysique des tubes&lt;/strong&gt; regorge de petites anecdotes sur les us et coutumes de nos amis nippons qui sont passionnantes, comme la symbolique de la carpe ou la f&#xea;te r&#xe9;serv&#xe9;e aux petits gar&#xe7;ons. L&apos;&#xe9;criture de Mademoiselle Nothomb est vive, intelligente, ironique et po&#xe9;tique &#xe0; la fois. &#xc0; travers les yeux d&apos;un enfant, c&apos;est le bouleversement de la vie du Japon d&apos;apr&#xe8;s-guerre qui nous est d&#xe9;crite, notamment dans les rapports entre Nishio-san et Kashima-san. On peut ressentir l&apos;ombre de Marcel Proust planer sur ce r&#xe9;cit d&apos;enfance. En tout cas, il aura fallu beaucoup moins de pages &#xe0; Am&#xe9;lie Nothomb pour raconter sa gen&#xe8;se.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Premi&#xe8;res lignes :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Au commencement il n&apos;y avait rien. Et ce rien n&apos;&#xe9;tait ni vide ni vague : il n&apos;appelait rien d&apos;autre que lui-m&#xea;me. Et Dieu vit que cela &#xe9;tait bon. Pour rien au monde il n&apos;e&#xfb;t cr&#xe9;&#xe9; quoi que ce f&#xfb;t. Le rien faisait mieux que lui convenir : il le comblait.&lt;br /&gt;Dieu avait les yeux perp&#xe9;tuellement ouverts et fixes. S&apos;ils avaient &#xe9;t&#xe9; ferm&#xe9;s, cela n&apos;e&#xfb;t rien chang&#xe9;. Il n&apos;y avait rien &#xe0; voir et Dieu ne regardait rien. Il &#xe9;tait plein et dense comme un oeuf dur, dont il avait aussi la rondeur et l&apos;immobilit&#xe9;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 10 Nov 2008 16:58:03 GMT</pubDate></item><item><title>ET SI C&apos;&#xc9;TAIT NIAIS ?</title><dc:creator>angelwizzard</dc:creator><link>http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2008/11/05/11248703.html</link><category>Fioretto Pascal</category><category>2007</category><category>France</category><category>roman</category><comments>http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2008/11/05/11248703.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tetedanslespages.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11248703/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2008/11/05/11248703.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/63/69/327949/32132252.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; width=&quot;187&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;Et_si_c__tait_niais&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/63/69/327949/32132252_p.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Roman de Pascal Fioretto (2007)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Livres de Pascal Fioretto d&#xe9;j&#xe0; lus : &lt;em&gt;aucun&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quatri&#xe8;me de couverture :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Printemps 2007. Alors que la rentr&#xe9;e litt&#xe9;raire approche, Christine Anxiot n&apos;a toujours pas remis son manuscrit annuel. Son &#xe9;diteur d&#xe9;clenche une enqu&#xea;te sur l&apos;inexplicable disparition, mais les enl&#xe8;vements d&apos;&#xe9;crivains continuent. Dans les milieux feutr&#xe9;s de l&apos;&#xe9;dition s&apos;engage alors une impitoyable chasse &#xe0; l&apos;homme de lettres...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon avis :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Vous avez envie de foutre des baffes &#xe0; Christine Angot? Fr&#xe9;d&#xe9;ric Beigbeder vous horripile? Vous pensez que Marc Levy et Anna Gavalda feraient mieux de se cantonner aux modes d&apos;emploi de stylos Bic? Alors ce livre est fait pour vous. Avec un plaisir manifeste, Pascal Fioretto se fout ouvertement de tous les auteurs qui squattent notre petit &#xe9;cran et dont chaque oeuvre cr&#xe9;e un &#xe9;v&#xe9;nement m&#xe9;diatique dont le contenu n&apos;est pas toujours (voire rarement) &#xe0; la hauteur du nombre d&apos;exemplaires vendus. Il ne s&apos;agit pas ici d&apos;essayer de faire mieux qu&apos;eux (Peut-on battre Bernard-Henri Levy ou Fr&#xe9;d&#xe9;ric Beigbeder sur le terrain de la fiction auto-nombrilis&#xe9;e?), mais bien de les parodier pour faire rire le lecteur. Car disons-le franchement : si le sous-titre de ce roman est &amp;quot;Pastiches&amp;quot;, &#xe0; savoir une imitation minutieuse d&apos;un style, l&apos;auteur se prend surtout &#xe0; grossir les traits de nos t&#xea;tes &#xe0; claques pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9;es pour en montrer le ridicule. Je dois avouer que certaines de ces parodies (chaque chapitre &#xe9;tant consacr&#xe9; &#xe0; un &#xe9;crivain diff&#xe9;rent) m&apos;ont plus amus&#xe9; que d&apos;autres. Les parties d&#xe9;di&#xe9;es &#xe0; Christine Anxiot, M&#xe9;lanie Notlong et Anna Galvauda sont particuli&#xe8;rement savoureuses ; je me suis m&#xea;me surpris &#xe0; pleurer de rire lorsque la copie de Christine Angot menace quiconque ose se trouver sur son chemin de le &amp;quot;d&#xe9;noncer dans son prochain roman&amp;quot;. D&apos;autres chapitres, comme ceux reprenant le style de Marc Levy ou de Jean-Christophe Grang&#xe9;, grossissent les tics litt&#xe9;raires qui opposent souvent les fans aux d&#xe9;tracteurs. Soit la niaiserie sans limite de Marc Levis, les d&#xe9;tails outrageusement d&#xe9;gueu de Jean-Christophe Rang&#xe9;, mais aussi le mysticisme &#xe0; deux sous de Bernard Werbeux, les logorrh&#xe9;es sans fin de Jean d&apos;Ormissemon, le laconisme incroyable du h&#xe9;ros de Fred Wargas, l&apos;ego et le condescendance d&#xe9;mesur&#xe9;s de Denis-Henri L&#xe9;vi et j&apos;en passe.&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/28/14/327949/32135368.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;200&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;Fioretto_Pascal&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/28/14/327949/32135368_p.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;On est quand m&#xea;me tr&#xe8;s loin du chef d&apos;oeuvre avec &lt;strong&gt;Et si c&apos;&#xe9;tait niais?&lt;/strong&gt;. Notamment &#xe0; cause du parti pris m&#xea;me du livre. Changer de ton et de style &#xe0; chaque chapitre implique un aga&#xe7;ant manque de coh&#xe9;rence dans l&apos;histoire. C&apos;est un peu comme un film avec Leslie Nielsen. On a beau rire (ou pas) &#xe0; tous ses gags, on a souvent du mal &#xe0; se souvenir de l&apos;intrigue, qui pourtant pourrait tenir sur un post-it coup&#xe9; en quatre. L&apos;autre raison pour laquelle ce livre m&apos;a &#xe9;nerv&#xe9; au dernier moment, est l&apos;&#xe9;pilogue du roman, dans lequel Fioretto se d&#xe9;douane totalement de sa d&#xe9;marche. Oser dire qu&apos;il les a parodi&#xe9;s parce que, finalement, il les aime bien, &#xe7;a m&apos;a so&#xfb;l&#xe9;. On ne s&apos;aventure pas dans ce genre de projet avec la peur de se voir un proc&#xe8;s coll&#xe9; au cul. Soit on assume sa part de m&#xe9;chancet&#xe9;, soit on &#xe9;crit comme Marc Levy, mais s&#xe9;rieusement. D&apos;autant plus que c&apos;est renier ce qui va motiver les lecteurs &#xe0; acheter ce livre, et c&apos;est louper une superbe campagne de pub si, effectivement, &lt;strong&gt;Et si c&apos;&#xe9;tait niais?&lt;/strong&gt; avait emmerd&#xe9; l&apos;une de ses victimes.&lt;br /&gt;Je dirai donc &#xe0; M. Fioretto : &lt;em&gt;Faites-nous rire, mais ne vous excusez surtout pas d&apos;&#xea;tre dr&#xf4;le!&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils en parlent aussi : &lt;a href=&quot;http://www.amandameyre.com/archive/2007/09/06/et-si-c-etait-niais.html&quot;&gt;Amanda&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://lirevoirentendre.blogspot.com/2008/04/et-si-ctait-niais-de-pascal-fioretto.html&quot;&gt;LVE&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Premi&#xe8;res lignes :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Barb&#xe8;s Vertigo&lt;em&gt;&lt;br /&gt;Denis-Henri L&#xe9;vi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&apos;eau glac&#xe9;e sur mon visage finit de me ramener &#xe0; la r&#xe9;alit&#xe9;. Peu &#xe0; peu, je vis se redessiner les contours de l&apos;endroit o&#xf9; je me trouvais. Dans un coin sombre de la pi&#xe8;ce, devant une &#xe9;troite fen&#xea;tre, l&apos;&#xe9;cran de mon ordinateur portable luisait dans la p&#xe9;nombre jaune.&lt;br /&gt;Combien de temps &amp;quot;cela&amp;quot; avait-il dur&#xe9;, cette fois? Combien d&apos;heures &#xe9;tais-je rest&#xe9; absent &#xe0; moi-m&#xea;me, &#xe0; ma mission, &#xe0; cette vigilance de chaque instant &#xe0; laquelle je m&apos;astreins inlassablement, nuit et jour, depuis tant d&apos;ann&#xe9;es? Oui, combien? Je n&apos;en avais pas la moindre id&#xe9;e. Il n&apos;y avait pas d&apos;horloge dans ma mansarde miteuse et j&apos;avais laiss&#xe9; ma montre Br&#xe9;guet, cadeau de Marek Halter, en s&#xe9;curit&#xe9; chez moi.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Chez moi!&lt;em&gt; Ces deux mots me sembl&#xe8;rent soudain irr&#xe9;els. Chez moi, c&apos;&#xe9;tait ici et maintenant. C&apos;&#xe9;tait l&#xe0;-bas et nulle part. J&apos;&#xe9;tais partout chez moi. Mais, en cet instant pr&#xe9;cis, j&apos;&#xe9;tais &lt;/em&gt;de l&apos;Autre C&#xf4;t&#xe9;&lt;em&gt;. Dans cet ailleurs, si loin et si proche, au-del&#xe0; du fleuve.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;meta http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name=&quot;GENERATOR&quot; content=&quot;OpenOffice.org 2.4 (Win32)&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 05 Nov 2008 18:12:00 GMT</pubDate></item><item><title>LA BIBLIOTH&#xc8;QUE DE VILLERS</title><dc:creator>angelwizzard</dc:creator><link>http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2008/10/29/11155986.html</link><category>Peeters Beno&#xee;t</category><category>1980</category><category>Belgique</category><category>roman</category><comments>http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2008/10/29/11155986.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tetedanslespages.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11155986/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tetedanslespages.canalblog.com/archives/2008/10/29/11155986.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/83/27/327949/31844072.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; width=&quot;185&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;Biblioth_que_de_Villers&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/83/27/327949/31844072_p.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Roman de Beno&#xee;t Peeters (1980)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Livres de Beno&#xee;t Peeters d&#xe9;j&#xe0; lus : &lt;em&gt;aucun&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quatri&#xe8;me de couverture :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Venu &#xe0; Villers pour y conduire une enqu&#xea;te sur des crimes vieux de plus de cinquante ans, le narrateur se trouve entra&#xee;n&#xe9;, presque malgr&#xe9; lui, dans la plus angoissante des aventures. Plusieurs meurtres vont se produire coup sur coup dans cette ville o&#xf9; le temps semble s&apos;&#xea;tre assoupi. D&apos;abord simple spectateur, le narrateur se trouve soudain m&#xea;l&#xe9; &#xe0; cette affaire incompr&#xe9;hensible et dont l&apos;&#xe9;tau, cependant, se resserre progressivement autour de lui...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mon avis :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La Biblioth&#xe8;que de Villers&lt;/strong&gt; est un petit livre curieux. Un roman int&#xe9;ressant &#xe0; d&#xe9;couvrir, et passionnant &#xe0; relire. Il s&apos;agit ici moins d&apos;un roman policier classique que d&apos;un jeu avec le lecteur. Ce court r&#xe9;cit est suivi, dans l&apos;&#xe9;dition ici pr&#xe9;sente, du texte &lt;em&gt;Tombeau d&apos;Agatha Christie&lt;/em&gt;, dans lequel Peeters analyse et diss&#xe8;que le style et l&apos;univers d&apos;Agatha Christie (oui, encore elle!). Il y explique notamment les rapports qui se cr&#xe9;ent entre le lecteur et les romans de Dame Agatha, les enjeux et la manipulation dont elle doit faire preuve pour appeler l&apos;&#xe9;motion du lecteur pile poil quand il faut, mais aussi la fa&#xe7;on dont la romanci&#xe8;re construit ses romans, pour mieux le pi&#xe9;ger tout en lui faisant croire qu&apos;il a une longueur d&apos;avance (pauvre ignorant...). C&apos;est en application &#xe0; sa th&#xe8;se que Peeters &#xe9;crit &lt;strong&gt;La Biblioth&#xe8;que de Villers&lt;/strong&gt;, dans lequel il illustre ses propos. Le r&#xe9;sultat est un court roman passionnant et intriguant, qui laisse plus de questions que de r&#xe9;ponses apr&#xe8;s sa lecture. Pourtant, tout dans le livre est sous nos yeux, depuis le d&#xe9;part, pour que nous puissions deviner le coupable - puisqu&apos;il s&apos;agit tout de m&#xea;me d&apos;un roman policier.&lt;br /&gt;En terme d&apos;intrigue, &lt;strong&gt;La Biblioth&#xe8;que de Villers&lt;/strong&gt; est un polar de facture classique, un peu succinte et m&#xea;me, osons le&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/46/43/327949/31845848.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; width=&quot;213&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;Peeters_Beno_t&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/46/43/327949/31845848_p.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; dire, un peu pauvre et d&#xe9;j&#xe0; vu. Cependant, l&#xe0; ne r&#xe9;side aucunement l&apos;int&#xe9;r&#xea;t du roman. Comme je le disais au d&#xe9;but, l&apos;ouvrage de l&apos;&#xe9;crivain belge est &#xe0; prendre comme un jeu. Le moindre d&#xe9;tail est &#xe0; consid&#xe9;rer comme un indice. Comme le souligne la quatri&#xe8;me de couverture, le temps semble s&apos;&#xea;tre arr&#xea;t&#xe9; sur la ville de Villers, en cet hiver pendant lequel va s&#xe9;journer notre narrateur. Cette impression est en partie d&#xfb;e &#xe0; la neige omnipr&#xe9;sente pendant la totalit&#xe9; de l&apos;intrigue, mais &#xe9;galement dans les champs lexicaux qu&apos;utilise l&apos;&#xe9;crivain. Le h&#xe9;ros poursuit ses aventures au sein d&apos;un monde en noir et blanc. Contraste cr&#xe9;&#xe9; entre la neige et la nuit, me direz-vous. Et pourtant, pas une seule couleur n&apos;appara&#xee;t au sein du texte entier. Que ce soit pour d&#xe9;crire les repas du narrateur : jambon blanc et caf&#xe9;, pain noir et camembert, raie au beurre noir et plat de riz, oeufs en neige et d&#xe9;licieux chocolats, mais &#xe9;galement dans les oiseaux &#xe9;voqu&#xe9;s (cygnes ou merles) ou la description des personnages (une Nig&#xe9;rienne/un commissaire Weiss [blanc en allemand]), cheveux tr&#xe8;s noirs/blancheur de la voix pour Albert Lessing, le biblioth&#xe9;caire. L&apos;autre motif r&#xe9;current est le chiffre 5. &#xc0; quelques exceptions pr&#xe8;s, ce nombre d&#xe9;finit la totalit&#xe9; des mesures qui r&#xe9;gissent l&apos;intrigue, la plus belle occurrence &#xe9;tant l&apos;adresse de la pension dans laquelle s&#xe9;journe le narrteur : 5 rue du 5 mai (05/05). Mais ne vous arr&#xea;tez pas en si bon chemin. Pr&#xea;tez attention aux noms propres, des personnages aux toponymes g&#xe9;ographiques. Faites gaffe aux dates et aux dur&#xe9;es qui s&#xe9;parent chaque &#xe9;pisode. Souvenez-vous de ce que chaque personnage fait, dit, pense... Beno&#xee;t Peeters r&#xe9;gale les fans de romans policiers qui ont le plaisir d&apos;une lecture participative au polar. Jamais un roman ne m&apos;a fait autant jou&#xe9; le r&#xf4;le d&apos;un d&#xe9;tective. Et l&#xe0;-dessus, l&apos;&#xe9;crivain ose une mise en abyme des plus savoureuses, lorsque le biblioth&#xe9;caire souhaite que le livre qu&apos;il est en train d&apos;&#xe9;crire reste &#xe0; jamais sans fin... Arriverez-vous &#xe0; en trouver une &#xe0; celui-ci avant de devenir fou? Et si je vous disais que tous les indices apparaissent d&#xe9;j&#xe0; dans ce billet?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle en parle aussi : &lt;a href=&quot;http://lily-et-ses-livres.blogspot.com/search/label/Peeters%20Beno%C3%AEt&quot;&gt;Lily&lt;/a&gt; (Merci de me l&apos;avoir pr&#xea;t&#xe9;!!!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Premi&#xe8;res lignes :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Il est pr&#xe8;s de minuit lorsque j&apos;arrive &#xe0; Villers. Depuis plusieurs minutes d&#xe9;j&#xe0;, par la fen&#xea;tre de mon compartiment, je peux voir d&#xe9;filer, r&#xe9;guli&#xe8;rement align&#xe9;es, les petites maisons sans caract&#xe8;re construites en grande s&#xe9;rie pour loger les familles ouvri&#xe8;res qui forment la majeure partie de la population. Epuis&#xe9; par ces deux journ&#xe9;es de voyage et la nuit blanche qui en a r&#xe9;sult&#xe9;, je n&apos;ai, en sortant de la gare sale et mal &#xe9;clair&#xe9;e, qu&apos;un seul d&#xe9;sir : dormir. Je descends au &amp;quot;Cheval blanc&amp;quot;, le premier h&#xf4;tel que j&apos;aper&#xe7;ois. Quelques minutes sont n&#xe9;cessaires pour que le patron &#xe9;merge de sa somnolence et me conduise en maugr&#xe9;ant &#xe0; une chambre assez miteuse o&#xf9; je m&apos;endors presque imm&#xe9;diatement.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 29 Oct 2008 17:29:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>